
Retrouvez l’annuaire complet des plateformes agréées (PA, ex-PDP) immatriculées par la DGFiP pour la facturation électronique. Comparez les opérateurs, leurs formats (Factur-X, UBL, CII) et leurs fonctionnalités pour choisir la solution conforme à la réforme 2026-2027.
Toutes les plateformes agréées ci-dessous sont présentes sur la liste officielle du gouvernement sur le lien suivant : https://www.impots.gouv.fr/liste-des-plateformes-agreees-immatriculees
Annuaire revu le 16 août 2026 · source officielle DGFiP mise à jour le 19 août 2026
Où trouver la liste officielle des plateformes agréées
L’annuaire ci-dessus reprend les opérateurs immatriculés par l’administration fiscale. La source de référence reste la page « Liste des plateformes agréées immatriculées » publiée par la DGFiP sur impots.gouv.fr, mise à jour au fil des immatriculations et téléchargeable aux formats ODS, XLSX et PDF.
Un point mérite d’être connu avant de citer un chiffre : la DGFiP y publie deux listes distinctes. La première regroupe les opérateurs qui remplissent l’ensemble des exigences, tests d’interopérabilité compris. La seconde recense les dossiers complets encore en attente d’immatriculation définitive. C’est cette dualité qui explique les compteurs contradictoires que l’on croise ailleurs : selon que l’on additionne ou non la seconde liste, le total change d’une source à l’autre. Nous ne figeons donc pas de compteur sur cette page, nous renvoyons à la source officielle et nous tenons l’annuaire à jour.
Consulter la liste officielle sur impots.gouv.fr
PDP, PA, plateforme de dématérialisation partenaire : le même objet
Trois appellations circulent pour désigner la même chose, et cela brouille les recherches. « Plateforme de dématérialisation partenaire » (PDP) était le terme employé par les textes de 2024. Depuis la loi de finances pour 2026 et le décret du 27 juillet 2026, la réglementation parle de « plateforme agréée » (PA) et abandonne les références au portail public de facturation. Chercher « liste des PDP » ou « liste des plateformes agréées » revient donc à chercher le même annuaire. Pour le vocabulaire complet, le guide de la plateforme agréée détaille le rôle exact de ces opérateurs.
Vérifier qu’une plateforme est réellement immatriculée
Beaucoup de pages commerciales affirment une conformité que la liste officielle ne confirme pas. Quatre contrôles suffisent à lever le doute.
- Demander le numéro d’immatriculation et le rapprocher de la liste DGFiP, pas d’une plaquette éditeur.
- Regarder sur laquelle des deux listes figure l’opérateur : immatriculé, ou dossier complet en cours d’instruction.
- Distinguer l’éditeur de son partenaire. Un logiciel présenté comme « compatible » n’est pas une plateforme agréée : il s’adosse à celle d’un tiers, ce que détaille notre article sur l’opérateur de dématérialisation.
- Faire préciser par écrit le périmètre couvert : émission, réception, e-reporting, référencement dans l’annuaire, conservation des flux.
Ce que le décret du 27 juillet 2026 exige des plateformes
Le cadre réglementaire s’est refermé avec la publication au Journal officiel du décret n° 2026-677 et de l’arrêté du 27 juillet 2026. Ces textes durcissent le contrôle des opérateurs immatriculés sur trois points.
- L’immatriculation est adossée à une certification ISO/IEC 27001 délivrée par un organisme accrédité au sens du règlement (CE) n° 765/2008, dans le cadre des accords de reconnaissance multilatéraux de l’International Accreditation Forum ou du Global Accreditation Cooperation.
- Des audits de surveillance interviennent la deuxième année suivant l’immatriculation, puis la première et la deuxième année après chaque renouvellement, sur une période observée d’au moins un mois d’activité pris dans les six derniers mois.
- Toute modification substantielle survenue depuis le dernier rapport doit être communiquée.
Conséquence concrète pour un acheteur : figurer sur la liste n’est pas un acquis définitif. Une immatriculation se maintient, et elle peut se perdre. C’est une raison de plus pour vérifier, au moment de contractualiser, que la réversibilité est prévue noir sur blanc.
Être immatriculée ne suffit pas à en faire la bonne plateforme
Pour une entreprise de plus de cinquante salariés, la liste officielle est un filtre d’entrée, pas un critère de choix. Deux plateformes également immatriculées peuvent produire des projets très différents selon la façon dont elles se raccordent au système d’information et dont elles restituent l’information aux équipes.
- Modes de raccordement disponibles : API, dépôts de fichiers, messagerie interentreprises, saisie en ligne.
- Gestion du multi-entités : un groupe qui compte plusieurs SIREN ne veut pas multiplier les contrats ni les paramétrages.
- Restitution des statuts du cycle de vie dans l’outil où les équipes comptables travaillent réellement.
- Formats pris en charge et règles de conversion, en émission comme en réception.
- Modèle tarifaire : abonnement, facturation au volume, coût par entité juridique.
Nos ressources d’aide à la décision : la méthode pour choisir sa plateforme agréée, le comparateur des plateformes agréées et les comparatifs face à face.
L’approche N2F
N2F est une plateforme agréée immatriculée, et la plateforme est incluse sans surcoût dans l’abonnement : pas de licence supplémentaire, pas de facturation à l’entité ni au volume. Le raccordement se fait par API ou par dépôts de fichiers, les statuts et horodatages redescendent dans l’outil où les équipes travaillent, et un groupe peut couvrir plusieurs entités juridiques sans multiplier les contrats. N2F réunit dans un même environnement la facturation client, les factures fournisseurs et les dépenses des collaborateurs.
Questions fréquentes sur la liste des plateformes agréées
La liste des plateformes agréées est-elle définitive ?
Non. Elle continue d’évoluer : de nouveaux dossiers aboutissent, et une immatriculation peut être remise en cause si les conditions de contrôle ne sont plus remplies. C’est pourquoi il faut la consulter à la date où l’on décide, et non se fier à un chiffre lu quelques semaines plus tôt.
Faut-il avoir choisi une plateforme avant le 1er septembre 2026 ?
Oui pour la réception : à cette date, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques, ce qui suppose une adresse de réception référencée dans l’annuaire, donc un raccordement à une plateforme. L’émission, elle, est obligatoire dès le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire, et à partir du 1er septembre 2027 pour les PME et les TPE. Le détail figure sur notre calendrier de la réforme.
Peut-on changer de plateforme agréée par la suite ?
Oui. Le décret du 27 juillet 2026 encadre la mobilité entre plateformes : accord formel de l’assujetti, délais de communication et d’opposition, inscription à l’annuaire central et maintien des services par l’ancienne plateforme pendant un an. Nous détaillons la procédure dans changer de plateforme agréée.
Une seule plateforme suffit-elle pour un groupe multi-entités ?
Techniquement oui, et c’est généralement souhaitable. Chaque SIREN reste un assujetti distinct, avec sa propre adresse de réception, mais rien n’impose un contrat par entité. C’est un point à négocier explicitement, car les modèles tarifaires diffèrent fortement d’un opérateur à l’autre.
Que risque une entreprise qui n’a désigné aucune plateforme ?
Elle ne recevra pas les factures de ses fournisseurs déjà passés à l’émission électronique, et elle s’expose aux sanctions prévues par les textes. Notre article sur les sanctions de la facturation électronique en détaille les montants, et le guide de démarrage de la DGFiP précise la tolérance accordée aux entreprises de bonne foi.
À consulter aussi
- Facturation électronique : le guide complet 2026
- Toutes vos questions sur la réforme
- Combien coûte une plateforme agréée ?
- Comparatif des plateformes agréées 2026
Savoir où vous en êtes avant le 1er septembre
Un diagnostic de conformité en quelques minutes, pour situer votre entreprise face à ses obligations d’émission, de réception et d’e-reporting.