Administration fiscale
Désigne l’Administration des Finances Publiques (DGFIP) responsable de la collecte des impôts et du contrôle fiscal. Dans le cadre de la facturation électronique, l’administration fiscale joue un rôle central : elle valide l’authenticité des e-factures et supervise la transmission des données de facturation (notamment pour automatiser le contrôle de la TVA). En pratique, la DGFIP établit les normes et veille au respect des obligations de la réforme par les entreprises et les plateformes.
Agrément PDP (Immatriculation)
AIFE (Agence pour l’Informatique Financière de l’État)
Annuaire PPF (Annuaire des entreprises)
ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information)
Archivage électronique
AS2 (Applicability Statement 2)
Remarque : chaque plateforme partenaire immatriculée ne pourra utiliser qu’un seul protocole parmi les quatre disponibles.
AS4 (Applicability Statement 4)
B2B (Business-to-Business)
Abréviation désignant les relations commerciales entre entreprises (Business to Business). Une facture B2B est donc une facture émise par une entreprise à destination d’une autre entreprise dans le cadre d’une transaction commerciale. La réforme de 2026 concerne en priorité les opérations B2B domestiques entre assujettis à la TVA établis en France, pour lesquelles l’usage de la facture électronique deviendra obligatoire.
B2C (Business-to-Consumer)
B2G (Business-to-Government)
Certificat électronique (Signature électronique)
Un certificat électronique est un fichier numérique délivré par une autorité de confiance, permettant d’authentifier l’identité d’une personne ou entité en ligne. Il est utilisé pour apposer une signature électronique sur les factures, conférant à celles-ci la même valeur juridique qu’une signature manuscrite. Dans la réforme, l’usage d’un certificat/signature électronique qualifié permet de signer numériquement une facture électronique, prouvant l’identité de l’émetteur et l’intégrité du document. À noter : la sécurisation des e-factures peut se faire soit par le biais de plateformes agréées (garantissant authenticité et contrôle continu), soit par une signature électronique qualifiée conformément au décret du 16 mai 2023.
Certification SecNumCloud
Chorus Pro
Exemple : une PME fournissant un ministère déposera ses factures sur Chorus Pro, ce qui les rend immédiatement accessibles au service comptable de l’État concerné.
CII (Cross Industry Invoice)
CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés)
Code de routage
Exemple : le code de routage du client X correspond à l’ID de sa plateforme ; en le mentionnant, la facture est automatiquement dirigée vers cette plateforme.
Concentrateur de données
Cycle de vie d’une facture électronique
Délai de conservation
Le délai de conservation des factures électroniques correspond à la durée légale pendant laquelle les entreprises doivent garder leurs factures archivées. En France, ces durées sont de 10 ans au titre du droit commercial (obligation comptable) et 6 ans au titre du droit fiscal. Les factures doivent rester intègres, lisibles et accessibles pendant toute cette période, notamment en cas de contrôle fiscal. Avec l’archivage électronique, les entreprises devront s’assurer que leurs solutions de stockage garantissent cette pérennité (format d’archivage pérenne, horodatage, signature ou cachet serveur garantissant l’inaltérabilité). Ne pas respecter ces délais peut entraîner des sanctions en cas de vérification de l’administration.
DGFIP (Direction Générale des Finances Publiques)
Données structurées
E-reporting
L’e-reporting est l’obligation de transmission dématérialisée des données de transactions à l’administration fiscale, pour les opérations qui n’aboutissent pas à une facture électronique. Sont concernés : les ventes à des non-assujettis en France (ventes B2C), les transactions avec des clients à l’international (export, prestations à l’étranger), ainsi que les données de paiement encaissé sur les services (nécessaires pour la TVA à l’encaissement). En pratique, ces informations devront être envoyées périodiquement via une plateforme partenaire ou le PPF, selon un format spécifié, afin que l’administration puisse les exploiter (suivi du chiffre d’affaires, pré-remplissage de TVA, etc.). Exemple : une entreprise de services devra reporter chaque mois via e-reporting son total de ventes B2C et les encaissements correspondants.
EDI (Échange de Données Informatisé)
Émission de factures électroniques
EN 16931
Factur-X
Factur-X est un format de facture électronique hybride adopté en France et en Europe. Techniquement, il s’agit d’un fichier PDF lisible contenant en pièce jointe XML les données structurées de la facture. Ce format permet ainsi une double lecture : lisible par l’humain (le rendu PDF visuel de la facture) et lisible par la machine (les données XML conformes à la norme EN 16931 exploitables automatiquement). Factur-X est l’un des trois formats autorisés par l’administration française pour échanger des e-factures.
⚠️ À ne pas confondre avec une simple facture PDF scannée : dans Factur-X, le PDF et l’XML sont liés et signés ensemble, garantissant la valeur probante de la facture. En Allemagne, Factur-X est connu sous le nom ZUGFeRD, basé sur le même principe de PDF+XML.
Facturation électronique (e-invoicing)
Facture dématérialisée (facture numérique)
Facture électronique (e-facture)
Facture papier
GED (Gestion Électronique des Documents)
La GED est une démarche et/ou un logiciel permettant de gérer numériquement les documents d’une organisation. En pratique, une solution de GED sert à stocker, classer, rechercher et partager des documents électroniques (factures, contrats, etc.) de façon centralisée. Dans le cadre de la facturation électronique, la GED prend en charge l’archivage électronique des factures émises et reçues. Elle facilite aussi l’intégration des e-factures dans les workflows comptables (par ex. en déclenchant des validations internes ou en liant la facture aux autres pièces du dossier d’achat).
Exemple : une PME peut utiliser un module GED connecté à sa plateforme de facturation pour conserver automatiquement toutes les factures fournisseurs pendant 10 ans, avec possibilité de les retrouver par fournisseur, date, montant, etc.
Horodatage électronique
L’horodatage électronique consiste à apposer une date/heure certifiée sur un document numérique afin d’en sceller l’intégrité à un instant précis. Appliqué aux factures électroniques, l’horodatage (par un serveur de temps fiable) apporte une preuve juridiquement opposable de la date exacte d’émission ou de réception de la facture. C’est un élément clé pour la valeur probante : il garantit qu’une facture n’a pas pu être modifiée après coup sans invalider le cachet temps. Dans la réforme, les plateformes appliquent des horodatages aux étapes importantes (dépôt, transmission, réception) pour tracer le cycle de vie. En archivage, un horodatage périodique des factures stockées contribue également à leur conservation en l’état sur la durée de 6 ou 10 ans.
Interopérabilité
L’interopérabilité est la capacité de différents systèmes ou plateformes à communiquer et échanger des données de manière transparente. Pour la facturation électronique, c’est un enjeu crucial : toutes les plateformes agréées (PA/PDP) doivent pouvoir s’envoyer mutuellement des factures, même si elles sont éditées avec des logiciels différents. Cette interopérabilité est garantie par le respect de formats standard communs (ex : Factur-X, UBL…) et par l’utilisation d’un réseau d’échange mutualisé comme PEPPOL. Ainsi, une facture émise depuis la plateforme A pourra être reçue et lue correctement par la plateforme B. Le PPF joue également un rôle d’intermédiaire commun en France pour assurer l’échange de données entre toutes les plateformes et l’administration. En somme, l’interopérabilité évite la fragmentation du marché et permet à chaque entreprise de choisir sa solution tout en communiquant avec ses partenaires commerciaux.
Non-assujetti à la TVA
Un non-assujetti à la TVA est une personne ou entité qui n’est pas soumise à la TVA (soit parce qu’elle n’y est pas liable par nature, ex. un particulier, soit en raison d’un régime dérogatoire). Les opérations impliquant un non-assujetti (ex : ventes à des particuliers, opérations réalisées par des associations non soumises…) sont hors champ de la facturation électronique obligatoire entre assujettis. Elles relèvent plutôt de l’e-reporting : les données devront être transmises à l’administration fiscale, mais pas via une e-facture B2B. Exemple : une micro-entreprise sous franchise de TVA (non assujettie) qui vend à des professionnels ne sera pas dans l’obligation d’émettre des e-factures, mais l’acheteur assujetti devra tout de même déclarer la transaction en e-reporting. Cette distinction permet d’exclure du dispositif les acteurs pour lesquels la TVA n’est pas un enjeu (clients finaux, très petites activités exonérées, etc.).
Norme ISO 27001
OCR (Optical Character Recognition)
L’OCR, ou reconnaissance optique de caractères, est une technologie qui convertit des textes figurant sur une image ou un PDF en données numériques exploitables. En matière de facturation, l’OCR est utilisé pour lire automatiquement le contenu de factures papier ou PDF non structurées (montants, dates, références) afin de les intégrer dans un système informatique. Toutefois, avec l’avènement de la facture électronique structurée, le recours à l’OCR tendra à diminuer pour les échanges B2B domestiques (puisque les données seront déjà disponibles sans saisie). L’OCR restera utile pendant la transition (pour numériser d’anciennes factures papier) et pour traiter les pièces hors périmètre (ex : factures de fournisseurs étrangers reçues en PDF). Exemple : un expert-comptable pourra utiliser un OCR pour extraire les données d’une facture PDF de 2023 afin de les injecter dans son logiciel, alors qu’en 2026 les nouvelles factures arriveront déjà en format structuré.
OD (Opérateur de Dématérialisation)
PDP / Plateforme agréée (Plateforme de Dématérialisation Partenaire)
Une Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP), rebaptisée Plateforme agréée (PA) depuis 2025, est un prestataire immatriculé par l’administration fiscale pour assurer les fonctions centrales de la réforme. Une PDP/PA est la seule (avec le portail public ChorusPro) habilitée à émettre, transmettre et recevoir des factures électroniques B2B pour le compte des entreprises, ainsi qu’à transmettre à la DGFIP les données de facturation et d’e-reporting correspondantes. Pour obtenir cet agrément, la plateforme a démontré sa capacité à garantir l’authenticité et l’intégrité des factures, la sécurité et l’interopérabilité des échanges, etc. En pratique, chaque entreprise devra choisir une plateforme agréée pour envoyer ses factures clients et en recevoir de ses fournisseurs à partir de 2026. Par exemple, une PME pourra opter pour la PDP de son choix (banque, éditeur de logiciel, opérateur spécialisé…) ou à défaut utiliser le portail public.
Peppol (Pan-European Public Procurement Online)
Avantage : une entreprise française peut envoyer une facture électronique via Peppol à un client étranger qui utilise également ce réseau, sans passer par des développements spécifiques pays par pays.
PeSIT
Piste d’audit fiable (PAF)
PPF (Portail Public de Facturation)
Le Portail Public de Facturation (PPF) est la plateforme nationale et étatique mise à disposition par l’administration. Initialement envisagé comme une plateforme gratuite pour les PME, son rôle a été recentré : le PPF assure deux fonctions principales et complémentaires : l’annuaire central (répertoire des entreprises et de leurs PA, Plateformes Agréées) et le concentrateur de données fiscales (collecte et transmission à la DGFIP). Le PPF ne remplace donc pas une PA : chaque entreprise doit choisir une plateforme immatriculée pour émettre ses factures, mais le PPF intervient en arrière-plan pour récupérer les données de chaque facture et tenir à jour la cartographie des destinataires. Par ailleurs, le PPF offre une interface minimale pour les entreprises n’ayant pas de PDP (ou en cas de secours) afin de déposer manuellement des factures et de consulter leurs données. En somme, le PPF est le pivot central du système, opéré par l’État via l’AIFE, garantissant la cohérence globale (annuaire, audit des données) mais sans gérer le flux opérationnel quotidien des factures qui, lui, est délégué aux plateformes privées.
Protocole de raccordement
SFTP (Secure File Transfer Protocol)
SFTP est l’un des quatre protocoles autorisés pour les échanges de factures électroniques avec le Portail Public. Il s’agit d’un protocole de transfert de fichiers sécurisé, qui chiffre les données pendant le transit sur Internet. En pratique, SFTP fonctionne sur le modèle client-serveur : la plateforme dépose les fichiers de factures ou de statuts sur un serveur SFTP du PPF, ou vice-versa, avec authentification forte. Ce protocole est apprécié pour sa simplicité et sa compatibilité large, bien qu’il soit moins sophistiqué que AS4 en termes de retours instantanés. De nombreuses entreprises connaissent déjà SFTP pour échanger des données avec des banques ou des prestataires, ce qui facilitera son adoption dans le contexte de l’e-invoicing.
SIREN
Statuts d’une facture électronique
- Déposée : la facture a été envoyée par le fournisseur et acceptée techniquement par la plateforme, en attente de traitement.
- Rejetée : la facture n’a pas passé les contrôles de conformité (ex : SIREN invalide) et a été refusée par la plateforme émettrice ou le PPF.
- Refusée : le client (destinataire) a refusé la facture pour raison commerciale (contestation de contenu) via sa plateforme.
- Encaissée : le fournisseur a confirmé la réception du paiement correspondant à la facture.
En plus de ces statuts communs, des statuts facultatifs peuvent être proposés par les plateformes (ex : “Traitée”, “En litige”, “Avoir émis”) pour affiner le suivi. L’important est que chaque entreprise puisse suivre l’évolution de ses factures et que ces statuts soient partagés de manière homogène entre systèmes.
Ticket Z
Le ticket Z est le rapport de clôture quotidienne d’une caisse enregistreuse, détaillant le total des ventes du jour et la TVA collectée. Ce document, bien connu des commerçants, acquiert une dimension nouvelle avec l’e-reporting : en effet, les données du ticket Z devront être transmises périodiquement à l’administration fiscale pour les besoins de la réforme. En pratique, pour les opérations de vente au détail (B2C) soumises à la TVA, où il n’y a pas de facture par client, l’administration réclamera via l’e-reporting un résumé des encaissements (dont le ticket Z est la source). Ainsi, dès 2026, un commerce de détail devra, par exemple, envoyer chaque mois (via une plateforme ou le PPF) les totaux de TVA issus de ses tickets Z quotidiens, afin que l’administration puisse consolider ces chiffres avec le reste du chiffre d’affaires facturé B2B.
TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée)
UBL (Universal Business Language)
UBL est l’un des formats structurés XML standardisés pour les factures électroniques. Développé à l’origine par l’OASIS, c’est un langage universel pour les documents d’affaires (Universal Business Language). UBL fait partie des trois formats réglementaires acceptés par le portail français. Une facture UBL est un fichier XML seul (pas de PDF intégré) structuré selon la norme EN 16931, largement utilisé dans les échanges européens (déjà obligatoire dans certains marchés publics étrangers). Dans la réforme française, une entreprise pourra choisir d’émettre ses factures au format UBL, que les plateformes devront pouvoir acheminer et convertir si nécessaire pour le destinataire. UBL présente l’avantage d’être interopérable internationalement et soutenu par le réseau PEPPOL, ce qui en fait un format privilégié pour les factures transfrontalières au sein de l’UE.